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La radicalisation : définition

Violence et idéologie

Pour Pierre Conesa, la radicalisation est "le processus d’adoption d’une croyance extrémiste incluant la volonté d’utiliser, de soutenir ou de faciliter la violence comme méthode de changement de la société". Les crises économiques et identitaires, comme celles que nous traversons actuellement, sont responsables selon lui de l’expansion de toutes les formes de radicalisation, religieuses et politiques.

Pour Farhad Khosrokhavar "Par radicalisation on désigne le processus par lequel un individu ou un groupe adopte une forme violente d’action, directement liée à une idéologie extrémiste à contenu politique, social ou religieux qui conteste l’ordre établi sur le plan politique, social ou culturel".

La radicalisation est donc le fait de soutenir ou d’envisager des actions violentes en soutien à une idéologie, qu’elle soit religieuse, politique, ou séparatiste. Outre la radicalisation religieuse, il existe une radicalisation d’extrême droite (Breivik en Norvège, ou Aube Dorée en Grèce), une autre d’extrême-gauche (Les brigades rouges en Italie ou Action directe en France), ainsi qu’une radicalisation séparatiste (ETA, IRA...).

Un processus en 3 étapes

Selon l’étude menée par le Groupe de recherche belge Governance of Security , la radicalisation à laquelle conduit la violence, est un continuum dans lequel radicalisme, extrémisme et terrorisme représentent les 3 stades d’un même processus :

1. Le radicalisme
Dans cette première étape, ce serait le contexte social qui serait primordial. Discriminations mais aussi et surtout "manque d’attention" à l’individu et à la minorité à laquelle il appartient, peu écoutée sur le plan social et marginalisée, induirait une "privation relative" du groupe, qui pourrait être une des causes de la radicalisation. Néanmoins, il est important de noter que d’autres leviers de radicalisation ont été identifiés (emprise mentale, troubles psychiatriques…).

2. L’extrémisme
est "la volonté d’accepter le recours à la violence, sans pour autant passer à l’exercice de la violence". Dans cette phase, la pression du groupe amène les plus modérés à adopter des opinions plus extrêmes, à force d’être confortés à de nombreux arguments allant dans ce sens. Il s’agit de l’endoctrinement. L’effet de la menace ne fait que renforcer ce processus, car la cohésion du groupe est d’autant plus forte qu’il peut se souder contre un ennemi commun. Ennemi qui va être déshumanisé, à qui l’on va retirer toutes ses caractéristiques humaines, ce qui facilitera l’usage de la violence à son encontre.

3. Le terrorisme
est un ensemble de "comportements violents résultant d’une idéologie qui est partagée par au moins un groupe limité". Le terrorisme survient lorsque qu’il n’y a aucune autre possibilité d’atteindre le but recherché.


Synthèse

La radicalisation est donc un processus qui évolue en plusieurs étapes, et dont les causes sont multiples. Pour lutter efficacement contre ce phénomène, il est primordial d’avoir une action la plus précoce possible : la mission du CAPRI vise précisément à stopper le processus de radicalisation dès l’apparition des premiers signes.

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